Floraison

Voila, enfin ça commence. Il aura fallu attendre presque deux semaines depuis la première fleur pour que la floraison débute. Et je ne vous explique même pas les angoisses de cette attente. 

Comme il y a déjà beaucoup de plantes qui ont sorti les feuilles et que la première fleur n’en avait pas; première angoisse, est-ce que toutes celles qui ont des feuilles ne fleuriront pas ?

Deuxième angoisse, le gel. Pendant une semaine le sol a gelé presque toutes les nuits. La première fleur qui est sortie après cette période a mis cinq jours pour s’ouvrir, alors qu’en principe il suffit d’un jour. 

Heureusement, tout est rentré dans l’ordre. Il fait plus doux depuis quelques jours, les prévisions sont favorables pour la semaine qui suit. Cerise sur le gâteau, des plants qui avaient déjà des feuilles ont fleuri ce matin. Je dis « cerise sur le gâteau » mais il y en a encore une autre c’est qu’il y a eu du soleil quand les fleurs se sont ouvertes et j’ai pu faire de magnifiques photos. Troisième cerise, pendant que je photographiais, un magnifique bourdon est venu butiner devant l’objectif.  

A propos, un clafoutis de cerises au safran, c’est peut-être une idée ! 

img7830medium.jpg   img7803medium.jpg  img7812medium.jpg cliquer pour agrandir

Au niveau des travaux, ce matin on a fini de sarcler les allées et ramassé encore quelques pierres. Tout est prêt pour accueillir le brf (bois raméal fragmenté) que l’on va déchiqueter à partir de lundi prochain.  

Première fleur

Avec le record du nombre de visiteurs sur le blog, cette journée est particulière puisque la première fleur est sortie de terre. Comme la nuit tombe et qu’elle est encore fermée je l’ai épargnée jusqu’à demain matin, en espérant qu’elle ne soit plus toute seule.

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La photo n’est pas terrible parce qu’il manquait un peu de lumière.

Est-ce que c’est parti ? La journée de demain nous le dira. En tout cas c’est déjà une belle satisfaction au vu de toutes les heures de travail effectuées. C’est quand même dingue ce qu’une petite fleur comme celle-là peut créer comme émotions…

La pluie, enfin !

Voilà, après une journée caniculaire, en plein mois d’octobre, la nuit la plus chaude depuis 1910 date du début des relevés en Suisse, la pluie est enfin arrivée. 

Alors que l’actualité nous relate des tempêtes dévastatrices dans le monde, cette pluie est venue tranquillement, idéalement. J’ai toujours la crainte de fortes précipitations vu que mon terrain est en pente et donc sujet à l’érosion.

Je suis en train d’abattre des arbres pour le chauffage de la maison et je vais consacrer les petites branches pour faire du BRF (voir mon autre blog http://bmayor.unblog.fr à la rubrique éconologie). BRF signifie « bois raméal fragmenté », cela consiste à épandre sur le sol du bois de rameaux déchiquetés. Outre que ce sera une excellente protection contre l’érosion, cette technique, par l’installation de champignons et de toute une faune d’insectes et de microorganismes, permet de nourrir le sol le plus naturellement du monde. J’en reparlerai lors de l’épandage. 

Je n’ai pas mesuré la quantité de pluie mais j’ai constaté que le sol est mouillé en profondeur. Il était temps parce que ça ne bougeait plus beaucoup chez les Crocus. Plus que l’eau, je pense que c’est la baisse de température qui va faire que ça va partir très fort ces prochains jours. 

Chiendent encore et encore….

Ces trois derniers jours j’ai poursuivi la lutte contre le chiendent. Comme les crocus sont en train de sortir, j’ai laissé tomber le sarcloir et je me suis mis à quatre pattes pour arracher  le plus de rhizomes possible. Ca m’a pris beaucoup de temps mais c’est du bon travail. 

J’en ai profité pour aplanir un peu les plates-bandes afin que l’épaisseur de la couche de terre soit régulière sur les cormes. J’ai aussi mis sur les sentiers les bouts de racines sèches d’herbe de la prairie qui était en place avant les crocus ainsi que les quelques pierres que j’ai déterré. J’ai les genoux en compote mais ça valait la peine. 

Toutes ces interventions étaient assez délicates puisque le  tiges sont soit dehors ou soit juste en dessous de la surface. Il y a une grande différence de croissance entre la partie haute du terrain qui est plus acide mais plus riche en matières organiques et la partie basse qui a plus de calcaire mais qui est plus sèche.  La croissance est quasiment stoppée depuis que les températures sont remontées, demains la météo annonce encore plus chaud, jusqu’à 27° en plaine. Les prochains jours ça doit baisser, c’est pas trop tôt, vivement qu’on passe aux choses sérieuses. 

C’est parti…

J’ai vu hier que les pousses arrivent à environ cinq centimètres de la surface du sol, ce qui exclu tout nouveau passage de sarcloir. Comme je voulais encore éliminer un maximum de chiendent avant la sortie des crocus, ce matin je me suis mis à quatre pattes pour arracher encore quelques rhizomes à la main.  Je me suis rapidement rendu compte que certains sont à beaucoup moins de cinq centimètres, jusqu’à ce que je tombe sur ceci…….   safranmedium.jpg …suivi par d’autres, c’est bientôt parti pour la cueillette ! 

Epierrage

Un des travaux après le labour et après la plantation fut le ramassage des pierres. C’est très intéressant de constater la différence de composition minérale de la parcelle. Dans la combe, il y a principalement du calcaire et le petit crêt est en fait un pli de terre constituée de pierres originaires des Alpes, déposée par les glaciers quand ceux-ci recouvraient le plateau suisse. Le résultat fait qu’il y a une unité de différence d’acidité entre ces deux parties de parcelle. 

J’ai ramassé environ un mètre cube de cailloux en laissant le plus possible de calcaire puisque les crocus préfèrent un sol neutre plutôt qu’acide.

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ça pousse….

Petit contrôle aujourd’hui à plusieurs endroits du champ. Y a pas de doutes, les fleurs c’est pour bientôt. Il y a des pousses de deux à quatre centimètres à chaque corme. Un connaisseur pourrait dire quel temps ces tiges mettront pour parcourir les quelques 15 cm restants avant de sortir de terre, mais pour moi impossible de faire une prédiction. Allez, disons qu’il y en a encore pour deux semaines. Les paris sont lancés. J’ai profité de refaire un sarclage, toujours manuel, avant de risquer de blesser ces tiges. Je suis très satisfait de constater que les repousses de chiendent diminuent. Mon souci était que des rhizomes enfouis plus profondément commencent à sortir plus tardivement. Ce n’est pas le cas, pratiquement tout ce qui est en dessous de la couche atteinte par le sarclage est mort.  Cette culture est décidemment très particulière. D’habitude, en agriculture, on dorlote nos plantes et on peut plus ou moins décider du moment où on récolte. Là on ne fait quasiment rien et c’est la nature qui vous dirige. Ca va bien dans le sens de ce qui m’intéresse de plus en plus, redonner ses droits à la nature, ne plus vouloir absolument tout contrôler et profiter également des nombreuses plantes sauvages qui nous entourent. Pour l’instant, je ne serai pas aussi radical que dans la méthode de permaculture de Monsieur Masanobu Fukuoka, où le but est de créer une jungle organisée ou toutes les plantes sont mélangées pour diminuer au maximum les interventions humaines, mais qui sait, peut-être qu’un jour ? Pour l’instant je vis dans un endroit magnifique entouré de forêts et de haie, loin de la pollution ou légumes, champignons et fruits sauvages sont à portée de main, il suffit de se servir. 

Desherbage

Un des gros avantages avec la sécheresse qui règne sur la région est que les plantes indésirables sont très faciles à contrôler. Un simple coup de sarcloir et l’affaire est jouée. Les petites pousses n’arrivent pas à se ré enraciner comme ce serait le cas si la terre était humide. Pareil pour le chiendent si on s’applique à bien sortir les racines qui ne sont pas trop profondes. Pour les autres, je coupe les tiges, ce qui va petit à petit affaiblir la plante et l’épuiser. J’ai déjà fait deux passages de sarclage depuis la plantation et vais m’attaquer au troisième, avant que ne sortent les feuilles et les fleurs de crocus. 

Le souci avec le chiendent, qui est par ailleurs une excellente plante médicinale, ce sont ses rhizomes. Leur extrémité est très dure et pointue et j’en ai souvent vu qui ont réussi à transpercer de part en part une pomme de terre. Peut-être que les crocus sont plus résistants et qu’ils ne risquent rien. De toute façon ma politique, pour l’instant, c’est de ne laisser pousser aucune autre plante. 

 

Aération et protection

Le premier travail qui a suivi la plantation c’était de décompacter les parties des plates-bandes qui étaient pilées parce que nous marchions sur les premières lignes en plantant les suivantes. J’ai fait ça à l’aide d’un croc à quatre dents en faisant attention de ne pas aller trop profond pour ne pas toucher les crocus. J’en ai profité pour aplanir un peu les allées.   Ensuite j’ai installé la clôture définitive. J’ai laissé un bon mètre de prairie sur le bas du champ, pour pouvoir passer avec le quad au cas ou. J’ai pu profiter des 40mm de pluie qui sont tombés dernièrement et qui ont attendri un peu la terre. Avec la sécheresse qui règne cet été ça aurait été coton pour planter les piquets. J’ai mis des piquets d’acacia, bois réputé imputrescible, et des traverses de chemins de fer pour les angles. Un treillis à mouton cloué contre les piquets et un fil sur isolateur côté prairie pour pouvoir électrifier quand il y a du bétail. Sur le côté ouest du champ, le treillis est amovible pour pouvoir entrer avec le quad ou le petit véhicule de ramassage qui est en projet. img7616medium.jpg  Nous voila parés contre toute intrusion de gros gibier ou de bétail. 

Plantation

Les 13, 14 et 15 août nous avons enfin planté nos crocus. Le matin du 13 on a commencé avec ma femme Anne-Lise notre fille Céline et notre ami Martin. 

On a tiré des ficelles  pour  aligner les sillons et ensuite il ne restait plus qu’a creuser avec nos houes flambant neuves. On a planté à une profondeur de 20cm, 20cm également entre les rangs et 13cm d’espacement entre les cormes sur la ligne. On a fait des bandes de 4 lignes, donc 80cm, séparées par 60cm d’allée.

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Je ne vous explique pas le découragement, à midi, quand on regardait le peu d’avance qui avait été fait. Heureusement l’après-midi il y avait du renfort avec Annik, notre deuxième fille et Micka, le mari de Céline. Le soir j’ai encore appelé mon père qui rentrait de vacances et qui était donc en pleine forme emoticone pour venir passer deux jours à la Taupe à l’Ours. Nos voisins ont également proposé de nous donner un coup de main le lendemain ainsi que mon frère. Autant vous dire que nous n’avons pas refusé. Le dernier jour on a terminé à midi pile, avec les derniers courageux encore présents.

img4699medium.jpg 

D’après mes calculs je pense qu’il y avait nettement plus de cormes que prévu. A un moment donné il a fallu resserrer un peu sur la ligne pour arriver à tout mettre sur la parcelle. Ce n’est pas grave parce que c’était les calibres 7-8. En plus on a trié les dernières caisses pour sortir les plus petits diamètres que nous avons mis en pépinière, espacés de 3cm. Je les ressortirait l’année prochaine pour les replanter plus espacés. J’avais pourtant calculé la répartition pour qu’il me reste quelques ares pour mettre des petits fruits. Probablement qu’il y en avait plus près de 17’000 que 16’000. On ne va quand même pas se plaindre non ! 

L’après-midi j’ai encore installé un filet à mouton électrifié tout autour du champ pour éviter l’intrusion des sangliers et pouvoir ainsi m’endormir sur mes deux oreilles.  Merci à tous pour votre aide, mais c’est sûr que pour la prochaine plantation on va mécaniser tout ça. Il y a déjà quelques idées. Image de prévisualisation YouTube

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