Préparation du terrain

J’ai mes bulbes depuis le huit août. Je suis allé les chercher en Alsace chez M. Barbisan mais n’ai malheureusement pas pu le rencontrer. En tout 12’000 bulbes en diamètre 9+ et 4’000 en 7-8.

Le moment était venu pour préparer le terrain. Avant cela j’ai épandu environ 200 kg de cendres de bois sur la partie la plus acide du terrain pour élever un peu le ph. J’avais heureusement gardé les cendres de ma chaudière à bois déchiqueté pour faire ma lessive biologique (voir mon autre blog : http://bmayor.unblog.fr/2009/01/14/ecologie-appliquee/). J’en ai trouvé également chez un voisin.

La météo étant assez sûr pour les jours suivants, le 12 août en fin de journée on a tout hersé d’un coup, même sans savoir combien de temps nous prendrait la plantation.

img4589medium.jpgcliquer pour agrandir

La terre était idéale, pas trop humide ni trop sèche pour faire ce travail. Trois passages assez profonds et le tour était joué.

Tout était prêt pour la torture qui nous attendait les jours suivants……..

 

Premiers travaux

Mon approche de cette culture se veut des plus respectueuses de la nature mais parfois des contraintes obligent à de petites dérogations. 

La date limite de plantation conseillée pour les crocus est le 15 août. Il ne me reste à peine plus d’un mois pour préparer le terrain. J’ai donc décidé de détruire chimiquement le gazon de la prairie peu après la fauche de l’herbe. L’idéal aurait été de le faire mécaniquement au printemps, labourer un peu après et éliminer les repousses par des hersages régulier jusqu’à la plantation.    

Une fois le gazon détruit on a pu effectuer le labour.

 img7578medium.jpg

Je tenais à ce que le terrain reste labouré le plus de temps possible avant la plantation de manière à ce que la matière organique se décompose au maximum pour qu’on ne retrouve pas trop de mottes d’herbes sèches qui pourraient gêner la sortie des fleurs. Pour cela il aurait fallu régulièrement un peu de pluie, mais décidemment cette année continue comme elle a commencé, dans la sécheresse. Cette dernière, si elle n’a rien fait pour la décomposition de la matière organique, a au  moins empêché au maximum les repousses. 

Découverte

L’idée de cultiver du safran est venue au hasard de mes vagabondages sur le net. En effet, étant passionné de botanique et de jardinage, tout était réuni pour découvrir un jour un de ces nombreux safraniers qui partagent leur passion au moyen d’un blog ou d’un site internet. 

J’ai par ce moyen, rapidement réuni les connaissance de bases sur cette culture très particulière qui m’ont permis d’estimer que la nature de notre terrain, le temps à disposition et finalement les moyens financiers étaient réunis pour pouvoir entrer dans cette nouvelle aventure. 

Mon premier contact fut avec Monsieur Ancedy de Goux sous Landet dans le Doubs français (http://www.safrandegoux.fr/ ). Monsieur Ancedy m’a aimablement accueilli chez lui pour m’expliquer les différentes phases qui mènent à l’obtention des précieux stigmates. Je le remercie pour sa gentillesse et sa disponibilité. 

Les premiers travaux ont été le labour de la prairie naturelle pour laisser le plus de temps possible avant la plantation. Je l’ai donc fait avant d’être sûr de pouvoir me procurer les cormes, au risque de devoir mettre une autre culture annuelle si je ne démarrais le safran que l’année d’après. 

Il ne me restait plus qu’à trouver les fameux cormes. Alors là on trouve de tout, tout le monde vante les siens comme étant les meilleures du monde. Entre souche du Quercy, du Gâtinais, du Maroc, de Grèce, d’Espagne ou de Hollande. Le problème c’est que les prix varient d’ environ 20 centimes d’Euro à 1 Euro. Le fait est que tous les Crocus sativus du monde sont de la même souche et qu’il n’y a apparemment pas de variétés comme il peut y en avoir chez les différentes fleurs « de jardin ». 

Après un contact avec Monsieur Barbisan de St-Hippolyte en Alsace (http://safranduchateau.com/), je me suis laissé tenter par son offre à un prix très raisonnable. Monsieur Barbisan s’est démené, malgré la saison avancée, pour me trouver des bulbes chez son fournisseur. Je le remercie parce qu’il était en pleine plantation et qu’il avait manifestement d’autres choses à penser en cette période. Le prix et la proximité de mon domicile me convenaient bien pour pouvoir aller les chercher sur place et éviter ainsi d’importants frais de livraison. Le plus dur restait à venir………. 

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